
À son arrivée à la tête du Fonds National de l’Éducation (FNE), Sterline Civil découvre une situation financière alarmante. L’institution, censée financer l’éducation en Haïti, traîne une dette colossale de plus de 2,3 milliards de gourdes, un héritage direct de la gestion de son prédécesseur, Jean Ronald Joseph.
Entre le 1er octobre 2024 et le 17 février 2025, plus de 601 millions de gourdes ont été alloués en subventions à des particuliers. Une pratique déjà bien ancrée, puisque pour l’exercice 2023-2024, 710 millions de gourdes avaient été distribués, une somme identique à l’exercice précédent. Où est allé cet argent ? À qui a-t-il réellement profité ?
Alors que les écoles publiques manquent de tout, que les enseignants peinent à être payés et que des milliers d’enfants restent privés d’éducation, le FNE a été transformé en machine à distribuer de l’argent sans aucune transparence.
Face à ce désastre, Sterline Civil promet de remettre de l’ordre. Mais elle sait que s’attaquer à ces dérives ne sera pas sans risques. Loin d’être un simple défi administratif, le redressement du FNE s’annonce comme un combat contre un système profondément enraciné dans l’opacité et la mauvaise gestion.
Pendant que les caisses du FNE sont vides, les responsables de ce chaos continuent de circuler librement. Jean Ronald Joseph et son administration devront-ils rendre des comptes ? Haïti ne peut plus se permettre de voir disparaître des milliards pendant que son système éducatif s’effondre.
