
Le groupement politique AYITI TRANSFÒME exprime sa vive préoccupation face aux reports successifs des échéances électorales et appelle les autorités à respecter leurs engagements en vue de la tenue des élections prévues dans le calendrier électoral.
Dans une note de presse publiée le 6 octobre 2026, le groupement estime qu’Haïti, après près d’une décennie de crise, ne peut plus se permettre une nouvelle prolongation de la transition politique. Il dénonce notamment les signaux laissant croire que l’Exécutif et le Conseil électoral pourraient une nouvelle fois repousser les échéances, alors que le premier tour des élections était annoncé pour le 13 décembre 2026.
Selon AYITI TRANSFÒME, la répétition des reports risque de transformer une transition présentée comme temporaire en un mode permanent de gouvernance. « Le provisoire devient la règle et l’exception tient lieu d’ordre institutionnel », déplore le groupement.La menace d’un État failliAYITI TRANSFÒME estime que la prolongation de la transition accentue la fragilité des institutions haïtiennes et favorise l’expansion des groupes armés. Le groupement évoque notamment le contrôle de territoires par des gangs, le déplacement de populations, la paralysie de certains secteurs de l’administration publique, les difficultés économiques et l’exode de la jeunesse.
Pour ses dirigeants, la menace de voir Haïti basculer vers le statut d’État failli n’est désormais plus théorique.« Prolonger la transition, c’est prolonger la vulnérabilité de la Nation ; c’est, à terme, mettre en péril la souveraineté nationale elle-même », affirme AYITI TRANSFÒME.Un appel à l’Exécutif et au Conseil électoralLe groupement appelle le Conseil électoral à faire preuve d’indépendance, de transparence et de responsabilité. Il demande également à l’Exécutif de réunir les conditions politiques, sécuritaires et administratives nécessaires à l’organisation d’élections jugées crédibles, transparentes et inclusives.AYITI TRANSFÒME réclame par ailleurs la publication rapide d’un calendrier électoral ferme, comprenant des étapes vérifiables permettant à la population de suivre l’évolution du processus.Le groupement considère qu’un éventuel nouveau report ne saurait être utilisé comme un instrument de conservation du pouvoir.
Il estime que les difficultés rencontrées dans l’organisation des élections ne doivent pas servir de justification à une prolongation indéfinie de la transition.« Haïti ne peut plus attendre »Dans sa note, AYITI TRANSFÒME appelle enfin les forces politiques et sociales attachées à la démocratie à rester mobilisées et vigilantes.
Le groupement estime que les dirigeants actuels devront assumer leur responsabilité historique : organiser les élections ou répondre devant la Nation et l’Histoire des conséquences d’un éventuel échec à respecter leurs engagements.« Haïti ne peut plus attendre. Haïti a besoin d’élections. Haïti a besoin de légitimité. Haïti a besoin d’institutions fortes », conclut AYITI TRANSFÒME.
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