
Nommée à la tête de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA) il y a environ un mois, Lovelie François, 32 ans, se retrouve au cœur d’une controverse touchant à la crédibilité de ses diplômes.
Son curriculum vitæ laissait entendre qu’elle était titulaire d’une licence en administration délivrée par l’Institut National de Gestion et des Hautes Études Internationales (INAGHEI).
Or, selon les recherches menées par Josias Charles, aucune licence au nom de la nouvelle directrice générale n’aurait été délivrée par cet établissement.L’information figurait pourtant sur le site officiel de l’ONA — avant d’être discrètement modifiée peu après sa mise en ligne.
Le même scénario s’est reproduit concernant sa maîtrise à l’Université d’Alabama : si l’établissement confirme que Mme François y a bien étudié, il ne confirme pas qu’elle y était inscrite en cycle de maîtrise. Son profil a été modifié une seconde fois après la publication de ces révélations.
Ces corrections successives alimentent les interrogations : pourquoi Lovelie François aurait-elle enjolivé son parcours académique ? La question reste sans réponse officielle.Au-delà de la polémique sur ses diplômes, sa gestion à la tête de l’ONA est déjà scrutée de près par les syndicats de l’institution, qui l’appellent à faire preuve de retenue dans la mise en œuvre des réformes annoncées.
Il convient également de rappeler que la nomination de Lovelie François a été parrainée par Wilner Joseph, influent membre du Cabinet du Premier ministre de facto, Alix Didier Fils Aimé.
