Le Savoir a t-il été confisqué ? Et pour quelle raison l'eût-il été ? Auquel cas, pour quel autre intérêt, si ce n'est celui d'en limiter sa diffusion et maintenir dans l'erreur et non l’obscurantisme la grande majorité de la population mondiale. En suggérant que ce fût le cas, puisque il y a près d'un demi siècle (étrangement avec le Plan Marshall) les bases de l'instruction générale de l'enseignement, en France subirent quelques modifications dans leurs programmes de fond ; et cela non pas pour l'enrichir, mai l'étirer comme une peau de chagrin. On aurait pu attribuer ce changement à l'évolution de(s) société(s) qui se débarrassaient d'un passé lourd d'histoires nationales difficilement assimilables dans la contemporanéité, incessamment renouvelée. Pour des raisons ignorant la nécessité d'instruire un peuple, « le Pouvoir » opta pour le sens pratique qui répartit les tâches subalternes de la fonction étatique, en des secteurs qui exigent une main-d’œuvre formatée à la compétitivité internationale. Les conséquences de cet événement politique eurent échos en 1968 dans un mouvement de foules qui revendiquèrent une augmentation des salaires et une amélioration des conditions de travail ; sans pour cela remettre en cause tout un système qui continuait à scinder par strates de fragmentations éparses les classes sociales confortées dans leurs idéologies. Chris Marker relève dans son reportage « Le Joli Mai » le témoignage d'un étudiant de Droite qui ne peut s'exprimer librement à la tribune populaire des universités ! On se souviendra volontiers, à cet effet, des Enragés de 1789 et ceux qui ensuivirent, condamnant à la guillotine, Lavoisier et tant d'autres personnalités de la science, de l'histoire et de la littérature, parce qu'ils avaient eu le malheur de naître sous le signe de la noblesse. De nos jours, des patronymes avec une particule ont épousé des idées dites de gauche, voire socialistes, au demeurant néo-libérales, sans encourir de préjudices moraux ou/et sociaux. Soyons d'actualité et forçons le trait de la réalité conjoncturelle en nous intéressant aux réseaux sociaux qui pullulent et abondent sur internet de sorte à brouiller une actualité que les médias en ligne exploitent de façon sélective afin d'obtenir la première place dans leur diffusion... Et ils ne manquent pas de préciser le contenu de leur rédaction, au cas où l'idiot se tromperait de réseau ! Bref ! Quant aux animateurs, eux aussi, choisis précautionneusement pour répondre favorablement aux attentes de la Direction, ils s'adonnent à un « je » de rôle authentifiant cette actualité, plus particulièrement politique, à la faveur d'un public comblé qu'on lui révèle enfin la vérité. De cette vérité, il n'en fera rien ! Il continuera à la subir, en ayant l'impression de ne pas être l'objet d'un système rôdé à l'exercice de la rhétorique ! Cependant, les très bons journalistes existent. Il s'évertuent de réaliser une analyse circonspecte de sorte à se rapprocher au maximum de cette vérité. Leur méthode ? Synthétiser la complexité des conjectures internationales en en extrayant le plus important qui devra donner au lectorat les clefs pour enfin savoir ce qu'on lui cache tout en lui exposant la réalité...

Ce serait un faux débat que de vouloir ou du moins avoir la prétention de remettre tout en question. Les vieux de soixante-huit soutiendraient que « leur petite révolution » qui maintint la droite au pouvoir avec l'élection de Georges Pompidou, apporta de majeurs changements dans les libertés sociales -ne nous trompons pas de débat : celles des femmes arriva péniblement plus tard ! Les années soixante-dix, elles, oui ! Furent le vecteur du chamboulement d'idées ! A suivre. C'est sur presselibre.fr et en lien sur tous les réseaux qui en méritent la publication... Jean Canal. 30 octobre 2018.